Chartrier
Cartes et plans
L’abbaye dessinée par ses moines, puis photographiée par ses visiteurs : trois siècles de documents figurés.
Les mauristes ne bâtissaient pas sans plan. Chaque projet de reconstruction était dessiné sur place par un frère architecte, envoyé à Saint-Germain-des-Prés, discuté et approuvé par les supérieurs. Saisis à la Révolution, les plans du Mas-Garnier sont aujourd’hui conservés aux Archives nationales, dans la série des cartes et plans (N/III/Tarn-et-Garonne/1). Le Conservatoire les a fait photographier ; ils sont au cœur de la monographie de l’abbaye.
Le plan de tout l’enclos, 1679
« Plan de tout l’enclos de l’abbaye de Mas-Granier-les-Verdun », signé de frère Christophle Lachezelle : enclos, fossés, chemins, jardins, rivière et plan sommaire de l’abbaye, à l’échelle d’environ 1/860. Le nord est en bas ; le Midi est indiqué par la boussole, en haut à droite.





Les plans du monastère, 1661
« Plans du monastère », rez-de-chaussée et premier étage, signés de frère Robert Plouvier en 1661, approuvés par le supérieur Bernard Audebert en 1662. Le lavis distingue ce qui existe et ce qui est à bâtir.





L’église
L’église abbatiale fut démolie après 1790. Seuls ses plans permettent d’en restituer le vaisseau : plan de l’église du monastère attribué à frère Robert Plouvier (N/III/Tarn-et-Garonne/1/4) et plan géométrique de 1688 (1/5).



La charpente du dortoir

Une coupe en perspective, à la plume et au lavis, signée de frère Christophle Lachezelle : les fermes, les pannes, le chevronnage, et jusqu’aux cellules du dortoir. C’est exactement la manière de dom Bédos : décrire un métier par la planche.
Rapprocher ces dessins des charpentes conservées à l’abbaye est l’un des exercices du programme « Description des arts et métiers ».
Les projets du XVIIIe siècle
Plans conservés par la communauté des bénédictines et transmis au Conservatoire : le grand projet de reconstruction des lieux réguliers, que la Révolution interrompit.



Le cadastre
Sur le cadastre napoléonien de Mas-Grenier, section D, le lieu porte simplement le nom de « l’Abbaye ». Les parcelles gardent la trace de l’enclos : le fossé, les chemins, le bord de la Garonne.
Archives départementales de Tarn-et-Garonne, 3 P 2407-18, section D. Recherches de Philippe Cachau, 2018.

L’abbaye en cartes postales
Au début du XXe siècle, les éditeurs de cartes postales photographient la maison : le pavillon à tour, la galerie, la petite chapelle dans le parc.







Vers 1910Aujourd’huiLe pavillon à tour, hier et aujourd’hui.
Vu du ciel





Situer l’abbaye
L’enclos du XVIIe siècle s’étendait jusqu’à la Garonne. Sur la carte d’aujourd’hui, la rivière coule toujours à l’est de l’abbaye.
Les plans des Archives nationales sont reproduits d’après les photographies prises par le Conservatoire pour ses recherches. Cartes postales anciennes : collections privées et Archives départementales de Tarn-et-Garonne. Fond de carte © contributeurs OpenStreetMap.
