Conservatoire
du Patrimoine
des Abbayes

Laboratoire vivant du patrimoine

Conservatoire du Patrimoine des Abbayes

Dans une abbaye mauriste au bord de la Garonne, l’étude, l’enseignement et le soin des bâtiments se poursuivent ensemble, à l’exemple des bénédictins de Saint-Maur. Chercheurs, artisans, chanteurs et stagiaires en partagent le travail.

La rechercheLes travaux en cours

Érudition

Un laboratoire de recherche

Six programmes menés sur pièces, avec des universités, des laboratoires et des consortiums européens. L’abbaye est à la fois objet d’étude, lieu de résidence et terrain d’expérimentation.

Les travaux en cours

Le laboratoire au travail

Des chantiers, des recherches, des sessions. Beaucoup reste inachevé, et se poursuit pas à pas.

Ora et labora

Une maison

Prie et travaille : la devise que la tradition a tirée de la Règle tient ensemble l’étude, le métier et la vie commune. Le Conservatoire n’est pas une communauté monastique ; il reprend ces trois travaux à sa place et dans la mesure de ses moyens.

Des sources au geste

Du dessin à la charpente

En 1679, frère Lachezelle dessinait la charpente du dortoir. Aujourd’hui, des charpentiers restaurent les combles de l’abbaye. Même métier, trois siècles d’écart ; le curseur place l’un à côté de l’autre.

La grande salle sous charpente restauréeProfil de la charpente du dortoir, XVIIe siècle
Le dessin, 1679La charpente, aujourd’hui

« Prophil de la charpente du dortoir », Archives nationales, N/III/Tarn-et-Garonne/1/7 · la grande salle sous charpente restaurée.

Le plan de l’enclos · 1679

Relire le domaine

Le plan aquarellé de tout l’enclos, retrouvé aux Archives nationales, est l’un des outils de travail du Conservatoire. Ses repères indiquent jardins, vergers, fossés et Garonne ; la plupart se reconnaissent encore sur le terrain.

« Otiositas inimica est animæ. »
L’oisiveté est l’ennemie de l’âme.

Règle de saint Benoît, chapitre 48, Du travail manuel quotidien — lire la Règle

993 – aujourd’hui

Une longue histoire

De la plus ancienne attestation à nos jours.

Origines

La Garonne sur le plan de 1679

Au bord de la Garonne

Aucun document conservé ne fixe une année de fondation. L’inventaire des Archives départementales de Tarn-et-Garonne note seulement que l’abbaye « aurait été fondée au IXe siècle » ; l’histoire publiée par la commune la place vers 940.

993

Monasticon Gallicanum

La plus ancienne attestation sûre

Une bulle du pape Jean XV confirme Garin, abbé de Lézat et de Saint-Michel de Cuxa, dans le gouvernement de cinq monastères, dont le Mas-Grenier : plusieurs abbayes sous un même abbé, et non la dépendance d’une maison envers une autre.

1574

L’abbaye, gravure du XIXe siècle

Guerres de Religion

Les moines sont chassés, l’abbaye pillée et brûlée.

1645

Monasticon Gallicanum

La réforme de Saint-Maur

La Congrégation introduit son observance et rattache la maison à sa province de Toulouse.

1661

Plan du monastère par frère Robert Plouvier

Les plans de frère Plouvier

Le monastère redessiné, étage par étage, et approuvé l’année suivante par le supérieur.

1679

Parterres du plan de l’enclos

Jardins et vergers

Frère Lachezelle dessine l’enclos entier : fossés, chemins, parterres, rivière.

1688

Plan de l’église

Une nouvelle église

Les Archives nationales en conservent les plans, dont un plan géométrique daté de 1688.

1749

Projet de 1749

Le grand projet

Reconstruction des lieux réguliers en brique toulousaine, que la Révolution interrompt.

1790

Le grand escalier

Dispersion et martyre

L’église est démolie, la communauté dispersée ; le dernier supérieur général de la Congrégation meurt martyr aux Carmes en 1792.

1900

Carte postale ancienne

Cartes postales

« L’Abbaye, la Chapelle et les nouveaux bâtiments » : la maison photographiée au début du XXe siècle.

1921

Vue aérienne ancienne de l’abbaye

La vie monastique revient

Une communauté de bénédictines habite la maison jusqu’en 2014.

2015

Rassemblement dans la cour

Le Conservatoire

L’association est fondée à l’abbaye le 15 mars. Vingt-six stages et séjours de recherche y ont été accueillis depuis.

2026

La chapelle voûtée

Le chant, patrimoine vivant

Entrée dans le groupe national de travail sur le chant grégorien ; session du studium en octobre.

Ensuite

Deo volente

La suite

Chantiers, résidences et sessions se poursuivent, si Dieu le veut, avec ceux qui viennent partager le travail. Venir à l’abbaye

Hier · aujourd’hui

Le même pavillon

Le pavillon à tour sur une carte postale du début du XXe siècle, et le même pavillon aujourd’hui.

Le pavillon à tour aujourd’huiLe pavillon à tour, carte postale ancienne
Vers 1910Aujourd’hui
60chambres pour étudier et travailler
26stages et séjours de recherche en quatre ans
6programmes de recherche
4partenaires académiques
+20espaces : ateliers, salles, chapelles, parc

Cette saison à l’abbaye

Étudier, bâtir, cultiver

Artisans sur l’échafaudage de la chapelle Saint-Pierre
Peinture d’icône à l’atelier
Au rucher de l’abbaye
Les stalles du chœur
Décor peint au pochoir
La grande salle sous charpente restaurée
Une polychromie à restaurer
Ferronnerie de la rampe
Le verger en fleurs
Salon d’étude
La cour, entre deux sessions
À l’atelier : statues en cours de restauration

Venir à l’abbaye

Recevoir ceux qui viennent

« On doit recevoir les hôtes comme Jésus-Christ même », demande la Règle (chapitre 53). Ceux qui viennent ici viennent partager un travail : l’étude, un stage, un chantier.

La province de Toulouse

Les maisons mauristes du Midi

Le Mas-Garnier appartenait à la province mauriste de Toulouse. L’étude de ces maisons, prises ensemble, est l’un des programmes du Conservatoire.

Le Mas-GarnierMaisons de la province de Toulouse

Iconothèque

La vie de saint Benoît

Une suite de gravures du XVIIe siècle, conservée au Conservatoire. Survolez pour arrêter, cliquez pour agrandir.

Prochaine session du studium

Cours de sémiologie et de modalité du chant grégorien, du 5 au 10 octobre 2026, avec le Père Anselme et le Frère Syméon, moines bénédictins de Skita Patrum.

Programme et inscriptionSoutenir le laboratoire