Conservatoire
du Patrimoine
des Abbayes

Arts et métiers

Ateliers

Chez les mauristes, le peintre, le sculpteur, l’architecte et le facteur d’orgues portaient le même habit que l’érudit.

Parmi les frères convers de Saint-Maur, il y eut d’habiles artisans : le sculpteur Jacques Bourlé, l’architecte Guillaume de La Tremblaye, des facteurs d’orgues comme Thomas Alport et Jean Broquard. Et c’est un mauriste, dom François Bédos de Celles, qui donna avec L’Art du facteur d’orgues (1766-1778) la description d’un métier entier, que les restaurateurs consultent encore. Le Conservatoire tient ces arts pour une part entière de l’héritage, à égalité avec l’étude.

Artisans sur échafaudage dans la chapelle Saint-Pierre
Artisans au travail sur l’échafaudage, dans la chapelle Saint-Pierre.

Ce que l’on y pratique et y transmet

Décor peint au pochoir
Décor peint au pochoir
Vierge à l’Enfant, polychromie à restaurer
Vierge à l’Enfant, polychromie à restaurer
Peinture d’icône à l’atelier
Peinture d’icône à l’atelier
Porte sculptée à la médaille de saint Benoît
Porte sculptée à la médaille de saint Benoît
Ferronnerie de la rampe
Ferronnerie de la rampe
Mur en assises de brique et de galets
Mur en assises de brique et de galets
Grande salle sous charpente restaurée
Grande salle sous charpente restaurée
Charpente ancienne des combles
Charpente ancienne des combles
Statues en cours de restauration à l’atelier
À l’atelier : statues en cours de restauration, pigments et pinceaux.

Chantiers-écoles et ateliers ouverts au public

Depuis 2022, le Conservatoire conçoit et accueille des programmes de formation sur l’ouvrage, avec des artisans formateurs extérieurs et des bénévoles, ainsi que des ateliers payants ouverts au public.

Maçonnerie

Brique et galets, enduits à la chaux, reprise des maçonneries anciennes.

Charpente et menuiserie du patrimoine

Charpentes anciennes, portes, lambris, stalles.

Décor peint

Pochoir, faux bois et faux marbre, restitution de décors anciens.

Mise aux normes du bâti ancien

Adapter les bâtiments historiques aux exigences actuelles sans en perdre le caractère.

Chaque chantier est encadré, documenté et conçu pour être reproduit : la sauvegarde des savoir-faire s’y conjugue avec la restauration concrète de l’abbaye.

« Artifices si sunt in monasterio cum omni humilitate faciant ipsas artes, si permiserit abbas… ut in omnibus glorificetur Deus. »

« S’il y a dans le Monastère des Frères qui sachent quelque métier, ils le pourront exercer, si l’Abbé le leur ordonne ; ce qu’ils feront avec toute l’humilité possible… afin que Dieu soit glorifié en toutes choses. »

Règle de saint Benoît, chapitre 57, Des artisans du monastère ; traduction de 1689 — lire la Règle

Le chantier comme école

L’abbaye est un chantier permanent. Des artisans professionnels y restaurent les bâtiments mauristes et forment, sur l’ouvrage, stagiaires, volontaires et bénévoles : une part de théorie, une part de pratique, une part de vie commune. Chaque intervention est documentée ; ces relevés nourrissent le programme de description des arts et métiers.

Premier chantier : la chapelle Sainte-Lucie

Étaiement, confortation des contreforts de brique, reprise des joints de la façade orientale, pose de tirants et traitement des fissures des voûtes. Une étude chiffrée a été établie par une entreprise spécialisée en monuments anciens. Le Conservatoire cherche les moyens de le mener.

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