Saint-Maur
Le Mas-Garnier mauriste
Abbaye Saint-Pierre, province de Toulouse, réformée en 1645.

Aucun document conservé ne fixe une année de fondation pour le monastère Saint-Pierre du Mas-Garnier, que l’on appelle aussi le Mas de Verdun : l’inventaire des Archives départementales de Tarn-et-Garonne note seulement qu’il « aurait été fondé au IXe siècle », tandis que la commune le place vers 940. Sa plus ancienne attestation sûre est une bulle du pape Jean XV de 993, qui confirme Garin, abbé de Lézat et de Saint-Michel de Cuxa, dans le gouvernement de cinq monastères, dont le Mas-Grenier. La maison est ruinée par les guerres de Religion : en 1574 les moines sont chassés, l’abbaye pillée et brûlée. Leur retour, au siècle suivant, se fait sous le signe de la réforme. La Congrégation de Saint-Maur y introduit son observance en 1645 et rattache la maison à sa province de Toulouse.
Une maison de la province de Toulouse
La province de Toulouse, parfois dite de Gascogne, réunit une trentaine de maisons de Bordeaux à la Provence : Sainte-Croix de Bordeaux, où dom Bédos construisit l’un de ses orgues, La Daurade de Toulouse, Sorèze et son école, La Sauve-Majeure, La Réole, Saint-Sever, Lagrasse, Caunes, Aniane, Saint-Guilhem-le-Désert, Montmajour. Le Mas-Garnier y tient sa place, au bord de la Garonne.
Le Mas-GarnierMaisons de la province de Toulouse
Les bâtiments
Les mauristes élèvent une nouvelle église, puis lancent au XVIIIe siècle un grand projet de reconstruction des lieux réguliers, en brique toulousaine, que la Révolution interrompt. En 1790 la communauté est dissoute, l’église démolie, une partie du cloître détruite. Les corps de logis, la galerie à arcades et le grand escalier à rampe de fer forgé subsistent ; ils abritent aujourd’hui le Conservatoire.






Les plans retrouvés
Les plans dessinés par les frères architectes de la Congrégation, saisis en 1790, sont conservés aux Archives nationales. Ils permettent de restituer l’église démolie et le cloître disparu.




Les prieurs mauristes, 1645-1788
Le chapitre général nommait les prieurs pour trois ans. « P. S. G. » désigne une nomination réservée au Père supérieur général ; « Contin. » un prieur continué dans sa charge.
- 1645 P. S. G.
- 1648 P. S. G.
- 1651 Dom Mathieu Solabel
- 1654 Dom Callixte Adam (adm.)
- 1657 Dom Raymond Pradeilles
- 1660 Dom Luc Bertrandie
- 1663 Dom Ambroise Fauchier
- 1666 Dom Pierre Ponthelier
- 1669 Dom J. François La Blanche
- 1672 Dom Michel Geoffroy
- 1675 Dom André Genest
- 1678 Contin.
- 1681 Dom Pierre Justes
- 1684 Dom Gabriel Bellordeau
- 1687 Dom Michel Geoffroy
- 1690 Contin.
- 1693 P. S. G.
- 1696 Dom Michel Geoffroy
- 1699 Dom André Genest
- 1702 Dom Paul Saporta
- 1705 Contin.
- 1708 Dom Jérôme La Févrière
- 1711 Contin.
- 1714 Dom Pierre Dordé
- 1717 Dom Claude Brun (adm.)
- 1720 Dom Marc Chalvet
- 1723 Dom Pierre Dordé
- 1726 Dom Étienne Verdeille
- 1729 Contin.
- 1733 P. S. G.
- 1736 Dom Étienne Verdeille
- 1739 Dom Pierre Aliquot
- 1742 Dom Jacques Roubian
- 1745 Dom Jean Bapt. Amoureux
- 1748 Dom Jos. Antoine Solabel
- 1751 Dom François Bernard
- 1754 Dom Paul Castel
- 1757 Dom Jos. Antoine Solabel
- 1760 Dom Théodore Banières
- 1763 Dom Jean Bapt. Bartet
- 1766 Dom J. Jacques Thomas
- 1769 Dom Jean Joseph Favier
- 1772 Contin.
- 1775 Contin.
- 1778 Dom François Duffault
- 1781 Dom Joseph Teurle
- 1783 Contin.
- 1788 Dom J. Joseph Bardet
